Contribution de l'enquête mobilité à l'évaluation de la zone à faibles émissions-mobilité de l'Eurométropole de Strasbourg : Mobilité | juillet 2026

Enquête mobilité 2024-2025 : Résultats essentiels

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Contribution de l’enquête mobilité à l’évaluation de la zone à faibles émissions-mobilité de l’Eurométropole de Strasbourg

L’Eurométropole de Strasbourg a décidé de mettre en place un dispositif ambitieux mais progressif de déploiement d’une zone à faibles émissions – mobilité (ZFE-m). Cette politique s’inscrit dans les objectifs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour protéger la santé humaine et dans le cadre du rapport du GIEC de 2021.

Cette ambition s’inscrit dans le cadre des obligations légales et réglementaires qui s’imposent à l’Eurométropole de Strasbourg en application de la loi d’orientation des mobilités et de la loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. Elle a délibéré le 15 octobre 2021 pour le déploiement d’une ZFE-m à partir du 1er janvier 2022 soutenu par un large dispositif d’accompagnement économique et social. Le périmètre d’application de la ZFE-m concerne l’ensemble de l’Eurométropole de Strasbourg à l’exception des axes suivants (axes permettant un contournement de la zone par le nord et le sud pour des trajets de transit) :

  • sur l’A4 au nord de l’échangeur A4/A35 à Vendenheim,
  • sur l’A35 au nord de l’échangeur A4/A35 à Vendenheim,
  • sur la M35 jusqu’à l’échangeur n°10 dit de Geispolsheim,
  • sur la M353.

Le calendrier de la ZFE-m de l’Eurométropole de Strasbourg s’appuie sur les étapes initialement prévues par la loi climat. La restriction de circulation des Crit’Air 3 a été reportée de deux ans par rapport au calendrier initial, et une étape complémentaire de restriction de circulation des Crit’Air 2 à horizon 2028 a été adoptée par quatre communes.

Depuis le déploiement de la ZFE-m, la qualité de l’air sur l’Eurométropole de Strasbourg s’est améliorée. En 2022, la concentration de NO2 dans l’air dépassait le seuil réglementaire sur une station de mesure. Depuis 2023, la concentration de NO2 dans l’air respecte le seuil réglementaire sur l’ensemble des stations de mesure. Cette amélioration ne peut cependant être imputée au seul déploiement de la ZFE-m ; elle est liée à un ensemble de facteurs tels que le renouvellement naturel du parc automobile, les conditions météorologiques ou les politiques de mobilité du territoire. La ZFE-m s’inscrit dans une politique globale en faveur de la qualité de l’air : plan vélo 2021-2026, schéma directeur des mobilités décarbonées (SDMD), service express régional métropolitain (SERM), renforcement de l’offre en transports collectifs urbains, déploiement d’infrastructures et de soutien au covoiturage, développement de l’autopartage, etc. L’interdiction des flux de transit des poids lourds sur la M35, effective depuis décembre 2021, a également contribué à l’amélioration de la qualité de l’air.

La population de l’Eurométropole de Strasbourg reste exposée à des seuils de concentration de polluants dans l’air supérieurs à la réglementation européenne prévue à horizon 2030 ainsi qu’à ceux, encore plus exigeants, préconisés par l’OMS. En 2024, l’Eurométropole de Strasbourg était la 6e agglomération française où était relevée la plus forte concentration de NO2. Face à ce constat, l’Eurométropole de Strasbourg affiche sa volonté de poursuivre les efforts menés en faveur d’une amélioration de la qualité de l’air sur le territoire.

Afin d’accompagner au mieux les habitants, les professionnels et les usagers du territoire au déploiement de la ZFE-m, l’Eurométropole de Strasbourg a mis en place de nombreux dispositifs : conseils en mobilité délivrés par l’Agence du climat, aides financières, dérogations etc.

Un processus continu d’évaluation a été engagé dès le lancement de la ZFE-m sur le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg. Dans ce cadre, un observatoire de la ZFE-m, piloté par l’Adeus, a été créé. Il permet de suivre l’appropriation de la mesure par les habitants et usagers du territoire, l’efficacité des dispositifs d’accompagnement et les effets de la mesure sur la qualité de l’air et le parc de véhicules. Deux bilans d’étape majeurs – matérialisés par des rapports d’évaluation détaillée – ont été fixés : 2024 et 2026.

Le dispositif des ZFE, qui a trouvé sa place dans plusieurs pays européens, est l’objet de vifs débats depuis son apparition en France. Le 17 juin 2025, l’Assemblée nationale a approuvé le projet de loi de simplification de la vie économique, projet éclectique qui intègre la suppression des ZFE en France. Le 21 mai 2026, le Conseil constitutionnel à annuler cette suppression. Le 21 mai 2026, le Conseil constitutionnel à annulé cette suppression.

Le présent rapport s’inscrit dans le processus d’évaluation de la ZFE-m sur le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg. Il se propose de nourrir les réflexions concernant la mesure via l’observation des pratiques de mobilités des habitants de l’ensemble du bassin de mobilité Nord Alsace issue de l’enquête mobilités certifiée Cerema (EMC²) réalisée en 2024.

Le rapport éclaire quatre grandes questions :

  • L’équipement des ménages est-il en phase avec le déploiement de la ZFE-m ?
  • Qui conduit quel type de Crit’Air ?
    Cette question s’intéresse au profil – notamment socio-économique – des personnes au regard du Crit’Air des véhicules qu’elles conduisent
  • Qui fréquente l’Eurométropole de Strasbourg et pourquoi ?
  • Quel est l’impact de la ZFE-m sur la qualité de l’air ?

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