Le 1er janvier 2022, l’Eurométropole de Strasbourg a mis en place sur son territoire une zone à faibles émissions-mobilité (ZFE-m) qui prévoit une restriction progressive, en fonction du Crit’Air, des véhicules motorisés.
La mise en œuvre de la mesure s’est imposée au regard des dépassements réglementaires des seuils de dioxyde d’azote (NO2) alors récurrents sur le territoire. Elle découlait d’une obligation nationale, en application d’une directive européenne, dont l’objectif est d’améliorer la qualité de l’air.
En 2023, les concentrations de NO2 dans l’air, mesurées sur l’Eurométropole de Strasbourg, sont passées sous les seuils réglementaires, ce qui a permis un assouplissement du calendrier d’application de la mesure. Le 17 juin 2025, l’Assemblée nationale a voté en faveur d’une suppression de l’obligation nationale imposant la mise en œuvre des ZFE-m en France, questionnant leur devenir.
La ZFE-m est encore aujourd’hui partie intégrante de la politique de mobilité globale de l’Eurométropole de Strasbourg, la restriction qu’elle porte sur les mobilités s’accompagnant d’un accroissement de l’offre en alternatives à l’autosolisme (voies réservées sur la M35, REMe, voies cyclables…).
Cette note présente, à l’état 2025, un suivi, sur l’Eurométropole de Strasbourg, de l’évolution de la qualité de l’air et de l’équipement automobile, ainsi qu’un bilan des dispositifs d’aide accompagnant la mesure. Elle aborde également la question de l’impact de la ZFE-m sur le rayonnement de la métropole.